BLOG - Établissement de la Base Morale

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Je construirais ma doctrine morale sur une base, un principe fondamental que je pourrais développer selon les situations, et auquel j'y poserais des limites et des contraintes, du fait qu'une morale uniquement moniste ne peut réalistiquement pas être applicable par un être doté de sentiments (je développerais certainement ce point particulier dans un prochain article, mais il suffit de voir à quel point il est dur d'être un pur utilitariste par exemple).

Afin d'établir cette base morale, il est nécessaire de lui donner un but à atteindre. Pour cela, regardons à quoi devrait servir une morale.
Si nous nous penchons sur le Vivant dans son ensemble, un point commun subsiste entre tout les êtres qui le compose, et qui est certainement bien plus important que tout les autres points (comme par exemple la précense de code génétique).
Ce point commun est la volonté de survie. Chaque être vivant possède cette volonté de survie, aussi bien en tant qu'individu qu'en tant qu'espèce (d'où le principe de reproduction). Tout le vivant est basé sur ce concept unique de survie. Et il s'agit là du seul domaine naturel où ce concept est présent (on pourra me rétorquer qu'il existe aussi le principe de suicide, allant à l'encontre de la survie, mais il s'agit là d'un phénomène uniquement présent chez les espèces ayant un intellect développé, capable d'outrepasser les lois biologiques, ou encore d'une défaillance, au même titre qu'une maladie, elle aussi pouvant réduire les chances de survie).
La survie EST le fondement moral universel. Il est possible de faire découler de chaque action qu'un être vivant effectue, le principe de survie individuelle ou collective.

La morale humaine découle de ce principe de survie.
En fait, la morale agit comme le garant de la survie, non pas de l'individu, mais du groupe, de la société humaine. Vivre sans morale, sans contraintes à notre comportement, c'est fatalement laisser s'effondrer la société dans laquelle nous vivons. Et en tant qu'animaux sociaux, nous ne pouvons nous passer de société, aussi infîme soit sa taille.
Fort heureusement, de ces contraintes morales sont innées dans notre comportement. Car si un homme pouvait en tuer un autre sans aucune forme de blocage moral, sans avoir cette intuition qu'il s'agit d'une "mauvaise action", alors notre espèce se serait certainement éteinte depuis bien longtemps.
Le problème alors, n'est tant pas d'avoir une morale, mais plutôt d'en avoir une efficace. Il faut avoir une morale qui garantisse effectivement la survie de la société qui l'emploie à travers le temps, mais aussi des individus qui la compose.
Il faudrait alors une morale qui ne puisse subir les effets du temps, qui ne doit alors pas baser ses principes sur d'autres principes, car c'est prendre le risque que ceux-ci périment en fonction de l'évolution culturelle et technologique, mais sur ce qui est à la racine même de toutes les morales, comme dit précédemment, la survie.
Une bonne morale est une morale qui, appliquée, empêche l'effondrement de la société qui l'applique à travers le temps.

Mais nous verrons dans un prochain article que cette doctrine de stabilité absolue pose, comme pour chaque doctrine moniste, son lot de contradictions et de dilemmes moraux.


Je vous remercie d'avoir lu cette introduction, je vais donc retourner bosser sur Luminax aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa